L’imagination de Mozart, la rupture de Beethoven et la poésie de Berlioz. Trois compositeurs de renom, la tête dans les nuages et le regard tourné vers demain.
Mozart pense avec liberté, Berlioz avec théâtralité, Beethoven avec radicalité. Tous trois ont écouté autrement, pensé plus loin et réécrit les règles de leur époque.
Dans son Cinquième Concerto pour violon, Mozart fait entendre le son de la liberté. Le violon n’y est ni solennel ni démonstratif, mais rêveur et audacieux, comme si la musique s’inventait sous nos yeux. La beauté n’est pas ici un ornement, mais une imagination en mouvement, teintée d’humour, de surprise et d’ouverture avec, en guise de clin d’œil, le célèbre épisode « alla Turca ».
Chez Beethoven, cette liberté devient une nécessité. Avec deux accords implacables, la symphonie Eroica enfonce la porte d’un monde nouveau. Ce n’est plus une musique de salon ou de cour, mais une prise de parole personnelle, chargée de tension, de conflit, d’élan et d’ambition. Ici, le romantisme naît non comme un style, mais comme une attitude.
Et puis il y a Hector Berlioz, le visionnaire qui a compris que la musique pouvait aussi être théâtre et couleur. Dans Béatrice et Bénédict se révèle son désir ardent de faire parler l’orchestre à travers des contrastes et des émotions indomptables.
Sous la direction de Michael Schønwandt et avec la violoniste renommée Carolin Widmann, ce concert rend hommage à des compositeurs qui n’ont pas suivi leur temps, mais l’ont devancé.
Merci aux joueurs de la Loterie Nationale et au Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique via Casa Kafka Pictures.
Enrichissez votre expérience au-delà du concert avec une introduction ! Cette dernière commence à 14h et est gratuite sur présentation de votre ticket de concert.