L’intemporel Concerto pour violon de Beethoven et la Symphonie écossaise de Mendelssohn : entre héroïsme, volutes de brume et souvenir.
On ne se lasse jamais de Beethoven. Dans son Concerto pour violon, il affirme une vision héroïque : une œuvre ample, généreuse, portée par un idéalisme profondément humain. Et pourtant, au cœur de cette architecture majestueuse surgit un moment de suspension absolue. Le deuxième mouvement se déploie comme une élégie d’une rare beauté, intime, consolatrice et infiniment chantante. Daniel Lozakovich y fait parler le violon avec une intensité naturelle, sans jamais forcer : un son lumineux, nourri de l’intérieur. Ce n’est pas un hasard si les solistes décrivent ce concerto comme une œuvre à laquelle on revient sans cesse. C’est une musique qui ouvre la porte vers un autre monde.
Mendelssohn, quant à lui, prend la route et met le cap au nord. Sa Troisième symphonie, dite "Écossaise", naît d’impressions de paysages embrumés, de ruines et de côtes sauvages. Les quatre mouvements s’enchaînent sans interruption, comme une traversée continue où se mêlent mélancolie, mémoire et énergie dansante. Sous la direction d’Eivind Aadland, Beethoven et Mendelssohn deviennent ici des récits vécus, sensibles et profondément incarnés.
Merci aux joueurs de la Loterie Nationale et au Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique via Casa Kafka Pictures.
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