Stravinsky, dramaturge du son. Un programme entièrement dédié au célèbre compositeur, puisant son inspiration dans la théâtralité, la danse et la pulsation primitive, le Sacre du Printemps en étant l’exemple parfait.
« Je n'ai jamais rien compris à la musique, mais je l'ai toujours ressentie ». Avec cette déclaration provocante, Igor Stravinsky résume l’essence de son art. Sa musique ne se dissèque pas : elle se vit. Rythmique, colorée, viscéralement théâtrale, elle puise dans la folklore russe et l’imaginaire collectif.
La Symphonie d’instruments à vent s’ouvre comme un rituel austère et hypnotique. Pas de lyrisme romantique, mais des blocs sonores tranchants et des alliances instrumentales inattendues qui redessinent l’espace musical. Avec Pulcinella, Stravinsky change de masque. Le passé est recyclé en un théâtre musical ludique, empreint d’ironie, de danse et de surprises. Ce qui semblait familier se charge soudain de mordant et d’élan scénique.
Puis vient Le Sacre du Printemps. Faisant scandale à sa création parisienne, l'œuvre fit hurler la salle et entra instantanément dans l’histoire. Ses strates sonores brutes, ses rythmes anguleux et ses contrastes violents résonnaient alors comme une provocation — et demeurent aujourd’hui d’une puissance sauvage et saisissante. Le Sacre bat, martèle, danse : un rite païen où le corps et le son ne font qu’un. Sous la direction de Matthew Halls, la musique de Stravinsky prend pleinement possession de la scène.
Comprendre est facultatif. Ressentir est inévitable.
Merci aux joueurs de la Loterie Nationale et au Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique via Casa Kafka Pictures.
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