Emelyanychev & Schumann 4 / Lisiecki & Mendelssohn

dim 06.06.21 15:00
BOZAR
Prix des tickets
€ 46 – 38 – 24 – 10

Robert Schumann, Manfred, op. 115 : overture
Felix Mendelssohn, Concerto pour piano et orchestre n° 1 en sol mineur, op. 25 
Robert Schumann, Symphonie n° 4 en ré mineur, op. 120

Robert et Félix

Manfred de Lord Byron est, avec Frankenstein de Mary Shelley, l’un des récits d’horreur les plus célèbres du 19e siècle. La conjuration de fantômes, les châteaux moyenâgeux perdus dans des paysages montagneux sauvages et un protagoniste faustien qui maudit tant le paradis que les enfers au moment de sa mort : voilà le coeur d’un drame littéraire romantique. Schumann en était si impressionné qu’il composa une musique de théâtre pour la traduction allemande. Son ouverture résume admirablement bien Manfred et fait désormais partie du répertoire de concert.

Contrairement à Schumann, Mendelssohn était tout sauf un artiste en souffrance. Il composait comme il respirait et coucha son Premier Concerto pour piano sur papier en l’espace de quelques jours seulement. On raconte qu’il n’aurait même pas pris la peine d’écrire la partie pour piano et qu’il l’aurait jouée de mémoire lors de la création de l’oeuvre. Les interprétations successives de Clara Schumann et Franz Liszt ont contribué à la popularité de ce Premier Concerto pour piano de Mendelssohn.

L’oeuvre que nous connaissons aujourd’hui comme la Quatrième Symphonie de Robert Schumann fut entamée quelques mois après l’achèvement de sa Première Symphonie. La première, en décembre 1841, fut cependant désastreuse : Mendelssohn n’était pas disponible pour la diriger, et l’interprétation de piètre qualité de cette symphonie en ré mineur fit pâle figure devant le duo de piano formé par Clara Schumann et Franz Liszt, censé servir d’appât pour le public. Plus d’une décennie plus tard, Schumann retravailla la pièce, la modifia en profondeur et la publia comme sa Quatrième (et dernière) Symphonie.

 

Maxim Emelyanychev, direction

Jan Lisiecki, piano

Artistes

Maxim Emelyanychev

« The inspirational conductor, Maxim Emelyanychev, is a man on springs: he directs from the keyboard with manic intensity, alert to every rhythmic nuance in the score, urging his players on like a

Jan Lisiecki

“Pristine, lyrical and intelligent” – The New York Times
“A musician of unusual refinement and imagination” – Boston Globe