Hugh Wolff, Camilla Tilling (Soprano), Marianne Beate Kielland (Mezzo-soprano), Thomas Walker (Ténor),Hanno Müller-Brachmann (Baryton-Basse), Capella Amsterdam & Ensemble Vocal de Lausanne

dim 26.01.20 15:00
BOZAR
Tarief los ticket
€ 60 – 48 – 34 – 16

Ludwig van Beethoven, Missa solemnis en ré majeur, op. 123

MISSA SOLEMNIS

Le jeune Beethoven était un adepte de l’idéal des Lumières qui voyait dans l’humanité une fraternité de personnes égales. Ceci explique pourquoi il composa une symphonie en l’honneur de Napoléon Bonaparte qui mit fin au système féodal après la Révolution française. Cependant, quand il se proclama empereur, Beethoven raya son nom de la partition en déclarant : « À présent, il se jouera des droits de l’homme et n’aura qu’une chose en tête : sa propre ambition. Il deviendra un tyran ! »

Dans la Missa Solemnis, Beethoven n’accorde plus sa confiance à personne mais dans l’humanité. Si, par définition, une messe est de caractère religieux et s’adresse à Dieu, le philosophe Theodor Adorno affirme cependant que la Missa de Beethoven met justement en doute la foi en un Dieu chrétien. Selon lui, la répétition insistante du Credo – « je crois » – évoque « l’homme solitaire qui doit se convaincre et convaincre les autres du caractère inébranlable de la foi ». En outre, l’immense choeur, trop grand pour de nombreuses cathédrales, trouve une place beaucoup plus appropriée dans la salle de concert. L’oeuvre sort ainsi littéralement des murs de la foi pour être considérée par beaucoup comme une messe universelle pour l’humanité.