Daniel Lozakovich & Mendelssohn - Brahms

Bozar
Bruxelles
sam 21.01.23 20:00
Prix des tickets
€ 40 - 30 - 20 - 12
Bozar
Bruxelles
dim 22.01.23 15:00
Prix des tickets
€ 48 - 40 - 26 - 12

21.1.2023 - Symphonic Hour 

Felix Mendelssohn, Violin Concerto in E minor, Op. 64

Johannes Brahms, Symphony No. 4 in E minor, Op. 98

 

22.1.2023

Benjamin Britten, Sinfonia da requiem

Felix Mendelssohn, Violin Concerto in E minor, Op. 64

Johannes Brahms, Symphony No. 4 in E minor, Op. 98

En 1939, Benjamin Britten traversa l’océan Atlantique avec Peter Pears, son compagnon, notamment parce que son attitude pacifiste posait problème dans sa Grande-Bretagne natale à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale. L’une des œuvres écrites durant cette « période américaine » est la Sinfonia da Requiem. Il s’agit d’une commande du gouvernement japonais pour fêter le 2600e anniversaire de la fondation de l’Empire japonais. Elle ne fut toutefois jamais acceptée par les Japonais – les titres des trois parties faisant référence à la liturgie catholique et l’ensemble étant jugé trop sombre. Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une de ses meilleures œuvres purement orchestrales.

«Les Allemands ont quatre concertos pour violon », affirmait le célèbre violoniste Joseph Joachim, « le plus grand, le plus intransigeant est celui de Beethoven. Celui de Brahms le rivalise avec sérieux. Le plus riche, le plus séduisant, a été écrit par Max Bruch. Mais le plus intérieur, le joyau du cœur, est celui de Mendelssohn. » Il fallut pas moins de six ans à Mendelssohn pour achever son Concerto pour violon : sa dernière œuvre pour grand orchestre.

La maîtrise technique exhibée par Brahms dans sa Quatrième symphonie ne nuit pas à l’expression des émotions. Au contraire : l’écoute de cette symphonie constitue une expérience émotionnelle particulière. Avec Un Requiem allemand, la Quatrième Symphonie est donc à juste titre considérée comme le chef-d’œuvre de Brahms. Le premier mouvement est de caractère épique : le motif d’ouverture donne naissance à un passage héroïco-romantique dans lequel tout, y compris le côté tragique de la vie, est d’une incroyable beauté. L’andante, qui commence avec un solo de cor, apporte un côté plus humain avec, au cœur du nocturne, quelques mélodies magnifiques. Après un scherzo exaltant, Brahms se tourne vers l’avenir dans le finale. « La fin de ce mouvement est une orgie de destruction », écrivait le chef Felix Weingartner, « un pendant angoissant à la joie de la fin de la Neuvième symphonie de Beethoven. »

 

Michael Schønwandt, chef d'orchestre
Daniel Lozakovich, violon

Artistes

Michael Schønwandt

Michael Schønwandt, born in Copenhagen, is Principal Conductor of the Opéra Orchestre National de Montpellier.

Daniel Lozakovich

“Perfect mastery. An exceptional talent” – Le Figaro