Belgian National Orchestra

2017-2018 : la saison de tous les possibles

Vendredi 12 mai 2017

La nouvelle saison de l’Orchestre National de Belgique, dites maintenant du Belgian National Orchestra, est plus qu’une saison, c’est le manifeste d’une nouvelle approche du concert classique.

Ainsi l’ont voulu Hans Waege, son nouveau directeur général, et Hugh Wolff, son nouveau directeur artistique, plébiscités par les musiciens de l’orchestre. Une saison en forme de coup d’envoi d’une vision artistique qui s’étend sur trois ans et interroge ce qui fait sens aujourd’hui – l’identité, les individus est les multiples tensions qui les unissent au collectif et à la société.

Cette saison 2017-2018 épingle ainsi les compositeurs qui ont marqué d’une pierre blanche l’histoire de la musique, à commencer par Beethoven dont l’Héroïque fait sonner l’humanisme des Lumières. Une jauge prophétique à laquelle mesurer le reste du répertoire. Et on y trouve des compositeurs d’aujourd’hui, comme John Adams, le compositeur américain le plus joué, Schnittke, Ligeti ou Lutoslawski dans des concerts qui les relient à leurs grands aînés, en suivant un fil rouge à même de rendre l’expérience du concert terriblement contemporaine et chargée d’un sens nouveau.

Les thèmes ne sont pas absents de la saison, comme le centenaire de la mort de Debussy, en 2018. Mais ils ne se suffisent plus à eux-mêmes. Debussy est ainsi flanqué de Strauss, comme si leur rencontre, prévue en Suisse, en 1918, et qui n’eut jamais eu lieu, pouvait nous éclairer sur ces tréfonds de l’âme humaine qu’expriment leurs musiques. Le mystère de l’art chez Debussy, les passions mortifères chez Strauss.

Cette saison, c’est aussi le lancement d’une quadrilogie de concerts qui n’auront lieu qu’une fois tant leurs effectifs sont exceptionnels. Il s’agit du Psalmus Hungaricus de Kodaly et ses 90 chanteurs, en création belge à l’occasion de la Présidence hongroise du Conseil de l’UE, et du Mysterium de Scriabine, projet inachevé requérant un orgue de lumières pour éclairer tous nos sens.

L’orchestre continue à s’enthousiasmer pour le cinéma en interprétant la suite symphonique oscarisée du Hobbit de Peter Jackson et en participant à la magie de Harry Potter. La jeunesse est ainsi au cœur de sa programmation avec de multiples projets pédagogiques, la poursuite d’« El Sistema » qui fait résonner en son sein toute la diversité de cette petit ville-monde qu’est Bruxelles, et dont il est l’expression sonore lorsque ses musiciens déambulent dans ses rues, à l’occasion de la 3e édition de l’« United Colors of Music ». C’est encore une nouvelle politique de fidélisation de solistes prometteurs, notamment issus du Concours Reine Elisabeth, partenaire historique du BNO.

Le Belgian National Orchestra rayonne également partout en Belgique, à travers un partenariat renouvelé avec les festivals de Wallonie et de Flandre, ainsi qu’avec l’Ost Belgien Festival. Et il porte haut les couleurs de la Belgique avec une tournée en Allemagne.

Et puis, surprise !, des concerts en happy hours qui s’invitent dans des clubs nocturnes de la capitale et répondent au choix du public qui peut ensuite manger et danser le reste de la nuit...

C’est ainsi que le Belgian National Orchestra renoue avec l’énergie moderniste de sa création, qui est aussi celle de son écrin, la salle Henry Le Bœuf de Victor Horta. C’est ainsi qu’il renouvelle les formats du concert classique et affirme sa place dans une société en pleine mutation dont il veut ouvrir les oreilles à tous les possibles, rappeler les manifestes héroïques du passé et créer les conditions d’un futur humaniste. 2017-2018 : la saison de tous les possibles !


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